mercredi 17 juillet 2013


DERNIERES NOUVELLES D’HELENE ET JEAN-FRANÇOIS

 

Nous serons sur l’île de Houat entre les 25 et 29 juillet avec Etienne Boisdron notre accordéoniste. Il nous étonnerait qu’on ne nous entende pas chanter du côté du Siata ou à L’Ezenn en remontant des plages.

 

PUIS :

A l’initiative de l’Office de Tourisme Loire – Authion - Place du Port Charles Sigogne
49250  Saint-Mathurin-sur-Loire France - E-mail: info@ot-loire-authion.fr Tél.: 02 41 57 01 82

Le 30 juillet, en prenant le bateau « Loire de Lumière » à 17 h 40 sur la rive droite de la Loire,  au Port Saint-Maur à La Ménitré, vous vous dirigerez vers l’île de Baur en remontant le fleuve vers le Thoureil. Ce soir-là, après une visite artistique de l’île et un pique-nique nous aurons le plaisir de chanter pour vous à la nuit tombante. Pour réserver appeler au N° ci-dessus. Au plaisir de vous voir le 30 juillet.

 

PUIS :

Comme d’habitude, nous serons présent devant, derrière, à côté du bar «Ile de Ville » ou sur scène de la Péniche Lola avec une pléiade de groupes de musiciens et chanteurs pour les prochains Rendez-vous de l’Erdre les 30, 31 aout et 1er septembre. Au plaisir de vous revoir.

 

ENFIN :

En avant-première l’annonce de trois jours de concert sous chapiteau les 11, 12, 13 octobre au Pellerin. Une co-production Ile de Ville – La Cour des Miracles. Un Week-end fou, quoi !

Voilà les premières images :

mardi 14 mai 2013

Après les "Rencontres de Loire" des 3, 4, 5 mai derniers
 à La Possonnière

Voilà ce que nous avons reçu:
 
Hélène, Jean-François, 
Cette carte postale ligérienne, musicale, historique et printanière pour vous remercier pour le très beau concert sur le port en fête de La Possonnière, dimanche dernier...
Merci particulièrement pour la très belle mise en chanson de mon poème " Rochefort sur Loire ". Entendu de là-haut, c'était très réussi. Franchement. Bonne journée, mes amis !
Et à bientôt chez Marie-Cécile... A la nôtre !
Bien cordialement, René-Guy Cadou

ps. merci également à votre ami accompagnateur...
 
 


mercredi 10 avril 2013


REFLEXIONS A PROPOS DE L’AEROPORT NOTRE-DAME DES LANDES 

Une question :  
Sommes-nous certains de la totale objectivité de « nos décideurs » en regard de la juste appréciation de l’opportunité d’un tel projet ?
Des années de responsabilités et de pratiques du pouvoir au sein des grandes Collectivités intégrant la prise en compte des ambitions et des contraintes sociales, économiques et culturelles ne vous enferment t’elles pas dans ce monde de responsables politiques et économiques de tous bords avançant dans le même sens, d’une manière homogène ? Ce même sens que nous appellerons celui du progrès, du développement, de la marche en avant et des ambitions forcenées de paternités. (conf. L’ouvrage de Jean-Claude Michéa : « Le complexe d'Orphée : la Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Climats, 2011»)
L’adhésion convaincue que l’on peut porter en tant que simple citoyen au projet politique de tel ou tel élu, Président de Département, de Région ou Maire de grande ville ne peut occulter la question essentielle qu’il est fondamental de se poser : Quelle serait l’opinion de ces même décideurs dans nos habits de simple citoyens ?
En inversant la réflexion, peut-on imaginer aujourd’hui qu’un Président de Région, de Département ou de Communauté Urbaine puisse brandir en toute sérénité l’étendard  de l’opposition à l’Aéroport de N-D des Landes ? Il lui faudrait bien du courage !
Qu’en pense-il, en réalité, au fond de lui-même ?
Les citoyens de notre Région, en particulier, n’ont pas tous un avis tranché sur la vaste question de l’Aéroport, mais tous ont un droit inaliénable de pouvoir exprimer leurs propres convictions et interrogations, et ce avec la certitude que leur statut de simple citoyen leur confère les meilleures conditions d’une véritable objectivité.
 

vendredi 5 avril 2013



NOS IVRESSES A L’ENVERS
 

Dans nos dérives nantaises, nous avions pris l’habitude de suivre nos pistes à l’envers. Ceci après avoir pris conscience  que les avatars de comblements du fleuve avaient en quelque sorte inversé la perception et le fonctionnement naturel de la ville.

Ce qui était pour tout le monde une originale fantaisie de joyeux désœuvrés  correspondait pour nous à une véritable démarche militante au service d’une imprégnation patrimoniale de la cité.   

Faire tout à rebrousse poils ou à rebrousse chemin était devenu une sorte de jeu de provocation des pratiques et des usages communs.

Initiés et encouragés par d’éminents écrivains dont le plus emblématique fut Antoine Blondin, nous traînions nos « Humeurs vagabondes » le long des quais qui nous poussaient parfois à jouer les « Singes en hiver » sur les plages désertes et ventées de Pornic. Nous allions en bord de mer en hiver et prenions nos bains de soleil aux terrasses désertes des cafés de la ville en été.

Ces jeux de jeunesse qui en soi nous comblaient parfaitement réservèrent très vite quelques aventures inespérées. Peut-être bénis des Saints du paradis surréaliste, que notre démarche attendrissait, nous avons très vite compris que notre culture de la chose à l’envers devenait source d’événements et de rencontres auxquels échappaient ceux qui allaient « dans le bon sens »

André Breton nous avait accordé sa grâce divine,  en nous soufflant cette phrase initiatique et aujourd’hui souvent galvaudée: « Nantes : peut-être avec Paris la seule ville de France où j’ai l’impression que peut m’arriver quelque chose qui en vaut la peine, où certains regards brûlent pour eux-mêmes de trop de feux (je l’ai constaté encore l’année dernière, le temps de traverser Nantes en automobile et de voir cette femme, une ouvrière, je crois, qu’accompagnait un homme, et qui a levé les yeux : j’aurais dû m’arrêter), … »

Qui était cet homme accompagnant l’ouvrière ?

Et puis, qui était cette femme du « Musée noir » croisée et suivie par André Pieyre de Mandiargues dans le Passage Pommeraye et dans quelle demeure du quai de la Fosse pénétra-t-il à sa suite ?

Qui était le roi Bacco ?   

Nous nous sommes arrêtés souvent devant des portes ouvertes qui allaient fermer ou devant un regard brûlant qui allait s’éteindre. Nous passions des heures inutiles à écouter les mots dérisoires d’une barmaid endormie.

C’est en reprenant la piste de ces interrogations que nous avons inauguré, un soir, une dérive « à l’envers » du quai de la Fosse en fixant son point de départ là où jusqu’alors  et quand tout se passait bien, nous l’achevions.

Venant de la mer, les navires, les marins, les voyageurs, depuis des siècles découvraient la ville de Nantes en remontant la Loire par l’ouest pour y pénétrer et accoster, le long des quais, au cœur de la cité.

Puis, progressivement, tournant le dos à son fleuve, évolution symbolisée par la volte-face de l’emblématique Palais de la Bourse, celle-ci institua progressivement de modernes pratiques urbaines que nos divagations nocturnes s’acharnèrent à mépriser.
 

Il existe quelque-part à Nantes
Un noir chemin long de dix pas
Où des humeurs incandescentes
Roulent des vagues sous mes pas. 

S’il fut un temps une autre rive
C’est un endroit fait de jets d’eau
Où Breton dit que tout arrive
Et de néons d’Eldorado. 

Le dérisoire des éphémères
Traçait ma ville vers le quai
La Loire m’était une étrangère
Le vent d’estuaire me manquait 

Et puis de bordées en largesses
Au dernier bistrot du matin
Tout à l’envers de mes ivresses
Je redessinai mon chemin. 

A la marée des grands navires
J’ai fait le voyage à l’endroit
La belle Hôtesse au nom Elvire
Servait à boire au même endroit. 

Que veux-tu, Jean-François de Nantes
La Loire est là sous les pavés
Dansent les mâts de la fringante
Dans le reflet des rues mouillées.

 


jeudi 28 mars 2013

 

On y sera! Venez-y !

Le Festival "Les Rencontres de Loire" est un des rendez-vous incontournable des amateurs de bateaux traditionnels, de navigation et de pêche, mais aussi d'un public avide d'ouverture sur le monde. Il rassemblera de nombreuses associations de batellerie ligérienne ou maritime et se déroulera au port de La Possonnière (49) les 3, 4 et 5 mai 2013.
L'édition 2013 verra l'arrivée d'un nouveau titre, "Les Rencontre de Loire". Par ce choix, nous voulons acter notre volonté d'offrir un festival mêlant patrimoine et diversité musicale festive, le tout dans un souci d'échanges et de convivialité.
La marine de Loire revient au cœur de cette édition avec une présentation inédite. Le quartier des mariniers reconstituera un quai XVIII, deux bateaux patrimoniaux seront visitables, d'autres assureront des animations à quai et sur l'eau, des animations pour les enfants présenteront la Loire et sa marine,...
Pour la musique, des apéros concerts, des concerts en journée et le soir.
D’autres animations ligériennes viendront compléter la programmation : expositions, rassemblement de bateaux de Loire, démonstrations de savoir-faire, jeux pour les enfants, promenades en bateaux...  
Programme du festival " des bateaux des musiques" du 3 au 5 mai 2013
Vendredi 3 mai
A partir de 18h00 : Arrivée des premiers bateaux
19 h 30 : Apéro-concert avec Bud McMuffin (one man ban rock n' blues)
21 h 00 : Concert Las Vargas (rock n' roll)
23 h 00 : Concert "The ass Shakers"

Samedi 05 mai 
A partir de 11h00 : Départ d'une partie de la Flottille pour Chalonnes-sur-Loire
A partir de 14h00 : Quartier des mariniers, Accrovoile, animations enfants, démonstration de savoir faire; expo, balades en bateau...
16h30 : Retour de la Flottille partie le matin et concert
17h00 : Concert Le tenor de Brest (one man band chanson)
19h30 : Apéro-concert avec "Zatchem"
21h00 : Concert Little Boxon'g ( swing)
22h15 : Concert avec "Zatchem"
23h00 : Concert Les Madeleines (chansons métissées, fusion ethno agricole) 
Dimanche 05 mai 
A partir de 10 h : Quartier des mariniers, Accrovoile, animations enfants, démonstration de savoir faire; expo, balades en bateau...
A partir de 14h30 :
La gaule de bois (chants de fleuves et de mers)
Duo Garreau ( Blue Grass, celte)
Bulgarish Yoghurt ( musiques Mano)
17h00 : Concert "Hélène et Jean-François"
 


lundi 18 mars 2013


C’était a saumur le 20 mai 2010
19ème et dernière Descente de Loire en chanson
préambule 

Parlons « chanson »

Parmi les quelques 180 chansons de notre répertoire, ayons une pensée émue et respectueuse pour toutes celles qui avaient, à juste titre ambitionné d’être retenues pour cette soirée. Des chansons magnifiques qui peuvent s’enorgueillir d’avoir honorablement et fidèlement servi la langue française depuis bientôt 40 ans et qui aujourd’hui n’ont même pas été sélectionnées comme remplaçantes et se retrouvent donc exclues du programme.
Mais cette politique d’ouverture n’aura qu’un temps  et les nouvelles chansons dites émergentes, actuelles, honteusement opportunistes par ailleurs, reprendront bientôt leurs places au fin fond des répertoires oubliés. Nous reviendrons alors aux fondamentaux que nous n’aurions jamais dû abandonner. 

Parlons « vin »

Les 20 de Saumur sont paraît-il 2 fois moins nombreux que les 40 voleurs. Y aura-il assez à boire pour tout le monde ? On se perd en conjecture et les populations viticoles se barricadent dans leurs caves et envoient des émissaires au gouvernement pour obtenir la déclaration d’état de catastrophe naturelle. 

Parlons « Loire »

Nous comprenons parfaitement que certains parmi vous puissent être irrités par un excès d’utilisation du mot « Loire » dans nos propos et nos chansons.
Qu’ils n’hésitent pas, si cela leur chante, à substituer à la Loire, le Rhône, la Seine, la Garonne ou tout autre nom de rivière, de ruisseau à leur convenance, nom propre ou commun de leur choix.
Ainsi, peuvent- ils remplacer, à leur guise, « Sur les bords de la Loire » par « Sur les bords de bretelle, cacahuète ou choux Bruxelles »
Halte au terrorisme d’un cours d’eau dont la sauvagerie n’aurait, paraît-il pas d’égal dans notre belle France.
Et voilà que de nouveaux missionnaires, débordant d’initiatives depuis l’inscription  de notre sauvage territoire au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, veulent labelliser à tout va nos populations ignorantes et leurs fêtes païennes.
Au dire de ceux qui se sont laissé prendre, se faire labelliser, ça fait très mal ! Une véritable infamie. Mais si un Père Unesco peut s’approcher doucement par derrière sans qu’on puisse l’entendre, Il ne peut échapper à l’odorat d’un individu normalement constitué, car le bonhomme, en général, sent fort  le patrimoine et quand c’est du vieux patrimoine, ça sent encore plus fort.
On en viendrait aujourd’hui à nous déclarer avec une autorité déconcertante que « Nul n’est censé ignoré la Loire » et donc par voie de conséquence : « Au nom de la Loire, je vous arrête ! »
Aussi, dès aujourd’hui, nous, citoyens sans foi ni Loire, nous nous déclarons à qui veut l’entendre, définitivement « Hors la Loire »

vendredi 15 mars 2013


Nantes en 2100 

Nous avons une certitude : Nantes en 2099 et en 2101 ressemblera à peu de choses près au Nantes de 2100. Par contre nous avons plus de difficulté à définir ce que sera Nantes en 2100. En effet, il y aura bien quelques changements entre 2099 et 2101 mais ils sont assez difficiles à déterminer aussi longtemps à l’avance.
A partir de l’Histoire de Nantes quel genre de situation nous paraît déraisonnablement envisageable :
De même que Nantes n’a pas toujours existé, il est logique de penser qu’elle puisse disparaître à nouveau après un certain nombre de « Grenelle de l’environnement » conduisant irrémédiablement à la suppression radicale et autoritaire de toute agression urbaine à l’encontre d’un fleuve redevenu, entre temps, totalement sauvage.
Avant chaque démolition ordonnée, les archéologues auront frénétiquement (les archéologues sont toujours frénétiques) relevé toutes constructions, voies, avenues, égoûts et autres réseaux souterrains afin de sauver la mémoire de la ville au profit des générations futures et en particulier des visiteurs et touristes émus devant la grande beauté du ce nouveau paradis terrestre.
Comme ce fut d’ailleurs le cas aussi, la Loire ayant retrouvé sa sauvagerie originelle ne passera plus dans son lit actuel mais aura repris son cours primitif, au-delà du sillon de Bretagne du coté de la Vilaine actuelle.
Quelques éminents Architectes-Paysagistes de renommée internationale, suite à un grand concours tout aussi international, auront pour mission de réaménager le site ainsi abandonné par la Loire en semant du gazon là où passait l’eau, restituant par ce geste de grand talent la trace originelle du fleuve, recoupée régulièrement par quelques traversées piétonnes en bon granit breton, là où jadis passait un pont, ce qui, avouons le, sera tout de même plus confortable pour y donner des bals, chassés depuis trop longtemps des anciens ponts de Nantes.
- Dites-moi donc, mon bon, c’est bien joli tout ça, mais où vivront donc les Nantais en 2100 ?
- Dans un « Lieu unique » qui rassemblera, comme son nom l’indique, la grande diversité de ses habitants. Ils ne s’appelleront plus des Nantais, terme considéré comme trop folklorique et suranné  mais des « Gens uniques », terme autrement plus fédérateur pour une Agglomération ayant vaincu les réticences Nazairiennes et Angevines à la fois.
Ce lieu unique sera souterrain, underground comme on disait jadis, les permis de construire n’étant accordés que pour des implantations souterraines. Les « plans d’occupation du sol » seront devenus depuis longtemps les « plans d’occupation du sous-sol »
La totalité du territoire sera classée en Zone naturelle et aucune construction ne viendra y gâcher le paysage.
Je pourrais continuer, mais je suis sûr que vous avez déjà compris qu’en l’an 2100 nos arrières petits enfants seront tout de même beaucoup plus heureux que nous !