lundi 18 mars 2013


C’était a saumur le 20 mai 2010
19ème et dernière Descente de Loire en chanson
préambule 

Parlons « chanson »

Parmi les quelques 180 chansons de notre répertoire, ayons une pensée émue et respectueuse pour toutes celles qui avaient, à juste titre ambitionné d’être retenues pour cette soirée. Des chansons magnifiques qui peuvent s’enorgueillir d’avoir honorablement et fidèlement servi la langue française depuis bientôt 40 ans et qui aujourd’hui n’ont même pas été sélectionnées comme remplaçantes et se retrouvent donc exclues du programme.
Mais cette politique d’ouverture n’aura qu’un temps  et les nouvelles chansons dites émergentes, actuelles, honteusement opportunistes par ailleurs, reprendront bientôt leurs places au fin fond des répertoires oubliés. Nous reviendrons alors aux fondamentaux que nous n’aurions jamais dû abandonner. 

Parlons « vin »

Les 20 de Saumur sont paraît-il 2 fois moins nombreux que les 40 voleurs. Y aura-il assez à boire pour tout le monde ? On se perd en conjecture et les populations viticoles se barricadent dans leurs caves et envoient des émissaires au gouvernement pour obtenir la déclaration d’état de catastrophe naturelle. 

Parlons « Loire »

Nous comprenons parfaitement que certains parmi vous puissent être irrités par un excès d’utilisation du mot « Loire » dans nos propos et nos chansons.
Qu’ils n’hésitent pas, si cela leur chante, à substituer à la Loire, le Rhône, la Seine, la Garonne ou tout autre nom de rivière, de ruisseau à leur convenance, nom propre ou commun de leur choix.
Ainsi, peuvent- ils remplacer, à leur guise, « Sur les bords de la Loire » par « Sur les bords de bretelle, cacahuète ou choux Bruxelles »
Halte au terrorisme d’un cours d’eau dont la sauvagerie n’aurait, paraît-il pas d’égal dans notre belle France.
Et voilà que de nouveaux missionnaires, débordant d’initiatives depuis l’inscription  de notre sauvage territoire au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, veulent labelliser à tout va nos populations ignorantes et leurs fêtes païennes.
Au dire de ceux qui se sont laissé prendre, se faire labelliser, ça fait très mal ! Une véritable infamie. Mais si un Père Unesco peut s’approcher doucement par derrière sans qu’on puisse l’entendre, Il ne peut échapper à l’odorat d’un individu normalement constitué, car le bonhomme, en général, sent fort  le patrimoine et quand c’est du vieux patrimoine, ça sent encore plus fort.
On en viendrait aujourd’hui à nous déclarer avec une autorité déconcertante que « Nul n’est censé ignoré la Loire » et donc par voie de conséquence : « Au nom de la Loire, je vous arrête ! »
Aussi, dès aujourd’hui, nous, citoyens sans foi ni Loire, nous nous déclarons à qui veut l’entendre, définitivement « Hors la Loire »

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